La démesure, l'artificiel et le désert.
Il y a soixante ans, Abu Dhabi était un village de pêcheurs de perles sur une île de sable. Le pétrole, découvert en 1958, et la fédération des sept émirats en 1971 sous Cheikh Zayed ont tout changé : en deux générations, la ville est devenue une capitale de tours de verre, de musées venus d'Europe (le Louvre Abu Dhabi, sous sa coupole de Jean Nouvel), de palais comme Qasr Al Watan et d'îles artificielles. Tout y est récent, tout y est immense, et c'est fascinant à voir de ses propres yeux.
Mais ce qui m'a le plus marqué, c'est ce qu'il y avait avant : le désert. À une heure de route, les dunes de sable rouge s'étendent à perte de vue, on y roule en 4x4, on marche sur les crêtes au coucher du soleil, on dort au camp autour d'un feu. C'est le contraste qui rend ce voyage formidable : le matin la skyline vue depuis la mer, le soir le silence complet du désert. On a moins de contact avec les habitants qu'ailleurs, mais il y a mille choses à faire.